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ILE
DE FRANCE
La propreté est en progrès, mais
crottes de chiens et mégots sont mis en accusation
à Paris
Les
crottes de chiens sont toujours perçues par les parisiens
comme la
principale cause de saleté dans la capitale mais la mairie
entend
désormais faire la chasse aux mégots de
cigarettes, a annoncé le 3
octobre Yves Contassot, adjoint Vert chargé de
l'environnement.
Les
"déjections canines" sont toujours perçues,
à 72%, comme la première
cause de saleté des trottoirs, a indiqué M.
Contassot en présentant la
dernière "campagne propreté" de la
municipalité, opération d'affichage
qui se poursuivra jusqu'au 17 octobre.
Les
précédentes campagnes
d'information et de répression semblent porter leurs fruits,
41% de
parisiens interrogés (200 par arrondissement) dans le cadre
du
baromètre 2006 de la propreté estimant voir moins
de crottes de chiens,
a relevé M. Contassot.
Soulignant l'augmentation
constante des
procès-verbaux dressés pour avoir sali l'espace
public (avec 23.071 PV
au 31 août 2006, les 36.871 PV de 2005 pourraient
être battus d'ici la
fin de l'année), M. Contassot a
précisé que les propriétaires de
chiens
étaient désormais les premiers contrevenants.
Mais
ce sont les
fumeurs qui pourraient bientôt souffrir d'un durcissement de
la
politique de la ville. Rappelant qu'un jet de mégot sur le
trottoir est
passible d'une amende de 183 euros, M. Contassot a
révélé que la ville
envisageait un projet d'arrêté municipal qui
permettrait de sanctionner
les entreprises ou établissements publics pour les
mégots abandonnés
sur leurs pas-de-porte.
Il s'est par ailleurs félicité de
l'amélioration de la note attribuée à
la propreté de la capitale,
passée de 5,89 à 6,22 de 2002 à 2006.
Au total, 62% des parisiens ont
aujourd'hui une bonne ou très bonne impression de la
propreté de leur
quartier.
Si les habitants de 18 des 20 arrondissements perçoivent
une amélioration, l'impression reste négative
pour les 18e et 19e
arrondissements, les seuls où moins d'un habitant sur deux
ont une
bonne impression de leur environnement.
M. Contassot a regretté "le
nombre encore trop importants de dépôts sauvages"
d'ordures et d'objets
sur les trottoirs. Malgré cinq déchetteries
ouvertes 7 jours sur 7 à
Paris et l'enlèvement gratuit sur demande des encombrants,
70% des
73.000 tonnes d'encombrants collectées en 2005 sur les
trottoirs
provenaient encore de dépôts sauvages.
(La Gazette)
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