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Le réchauffement climatique en cours va bouleverser notre environnement. Températures saisonnières, régime des pluies, mais aussi migration d'espèces végétales et animales, et avec elles apparition de nouveaux risques épidémiques. Mais plus subtilement, certains comportements vont aussi être modifiés, comme l'ont montré, pour la tique du chien, une équipe de chercheurs de l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes à l'Université de la Méditerranée de Marseille.
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La morsure de tique du chien est rare chez l'homme, elle se produit l'été, lorsque la tique a été longuement exposée au soleil. Généralement, elle préfère le plus fidèle ami de l'homme, qu'elle colonise au printemps, saison durant laquelle elle est la plus présente. Le peu d'intérêt que porte ce parasite pour l'Homme est une chance tend la tique est vecteur de maladies dont certaines sont particulièrement sévères. C'est le cas de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, propagée par une bactérie de la famille des Rickettsies. L'ensemble de ces pathologies, réunies sous le nom de Rickettsioses, sont généralement rares et isolées. Mais en se penchant sur les études épidémiologiques de ces pathologies, les chercheurs ont constaté que les rickettsioses avaient été plus communes et plus graves pendant les étés très chauds de 2003 et 2005 et qu'une petite épidémie s'était même développée au printemps de l'année 2007, le plus chaud depuis 50 ans.
Ils ont alors émis l'hypothèse selon laquelle les variations de températures pouvaient avoir une influence sur le comportement des tiques et en particulier sur leur affinité pour notre espèce.Pour l'évaluer, ils ont exposé deux groupes de tiques à des températures différentes, l'un à 25 °C, l'autre à 40 °C, et ceci durant 24 heures, puis les ont confrontés à l'Homme. Le résultat fut sans appel, la tique du chien s'intéresse à nous dès que la température monte ! Ainsi, les canicules qui se succèdent et devraient s'installer durablement chaque été en France vont faire de la tique du chien, la bête noire de l'Homme.
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Ces résultats expliquent pourquoi les piqûres de tiques chez l'homme se produisent au cœur de l'été, et permettent de comprendre l'apparition ces dernières années de cas groupés de rickettsioses. Des maladies qui ne vont pas déferler l'été prochain sur la population, mais dont il faudra tenir compte dorénavant. Et un exemple d'adaptation d'une espèce au changement de son milieu, dans ce cas à nos dépends, et qui devrait nous convaincre un peu plus de lutter contre le changement climatique mondial.
Source : CNRS PRESSE
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